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31 - Le Subutex° et son générique

 

Faut-il vraiment mentionner "non substituable" sur l'ordonnance de Subutex° ?

Théoriquement ce n'est pas nécessaire. Le patient peut exiger du pharmacien que la prescription de Subutex soit suivie et donc ne pas se voir délivrer du générique. Voir ci après l'argumentation d'une collègue Pharmacien. (1)

 

Que traduit le refus du générique ?

Au delà des justifications alléguées on peut noter un point clinique que vous avez peut-être déjà remarqué et qui est maintenant prouvé par la dernière étude que j'ai menée et récemment publiée: en voici le message essentiel

Les patients vus officines françaises pour se faire délivrer de la BHD se différencient selon la forme de BHD utilisée et selon l'expérimentation antérieure d’une autre forme. Ceux ayant adopté le princeps et expérimenté le générique ont un indice sévère d’addiction et une posologie >8mg plus fréquents que les utilisateurs de princeps sans expérience du générique. Ils ont aussi plus fréquemment que ceux ayant préféré le générique : une posologie élevée, un indice d’addiction sévère, un usage excessif d'alcool et une co médication quotidienne de psychotropes. Par contre, ils ne pratiquent pas plus souvent le mésusage (sniff ou injection), le trafic illégal ou l’usage du cannabis.

Binder P, Messaadi N, Perault-Pochat MC, Gagey S, Brabant Y, Ingrand P. Preference for brand-name buprenorphine is related to severity of addiction among outpatients in opioid maintenance treatment. J Addict Dis. 2016 Jan 8:1-8.

 

(1)Voici l'argumentation d'une collègue Pharmacien Karine Pansiot du réseau MGA national

"L'avenant n° 7 à l'accord national publié au Journal officiel du 15 novembre 2013 relatif à la fixation d'objectifs de délivrance de spécialités génériques conclu entre l'UNCAM et les syndicats de pharmaciens d'officine fixe un taux national de pénétration des médicaments génériques à 85 % et maintient le renforcement du dispositif « tiers payant contre génériques » généralisé à l'ensemble du territoire et à tous les assurés, quel que soit leur régime d'affiliation (régime général, régime agricole, régime des indépendants).
Les pharmaciens se sont ainsi engagés à réserver le tiers payant aux seuls assurés acceptant la substitution ou pour lesquels le médecin prescripteur a porté la mention « non substituable » (l'abréviation « NS » n'est pas suffisante) sur l'ordonnance. Cette mention doit alors être manuscrite, écrite en toutes lettres, et placée en face de chacune des lignes de prescription auxquelles elle s'applique.
À noter que sont exclues du dispositif les molécules dites sensibles :
L-thyroxine,
buprénorphine,
mycophénolate mofétil,
ainsi que la classe thérapeutique des anti-épileptiques (pour 2013, les molécules concernées sont : lamotrigine, levetiracetam, topiramate, valproate de sodium).
En cas de refus par l'assuré de la substitution, outre le fait qu'il doit dans ce cas régler au pharmacien le montant du (des) médicament(s) de marque délivré(s), e pharmacien doit également établir une feuille de soins papier pour le(s) médicament(s) concerné(s), qu'il adressera, accompagnée du double de l'ordonnance, à sa caisse d'Assurance Maladie pour se faire rembourser."

C'est pourquoi pas d'obligation pour le Subutex du "non substituable" dans le sens de la loi du tiers payant contre générique qui ne s'applique pas et du taux national de pénétration génériques dont il est exclu (en fait la CPAM nous sort un chiffre avec et sans BHD).

 

Cela dit quand vous mettez cette mention les choses sont plus claires pour tout le monde... dans le cas contraire et avec la prescription DCI, la discussion peut s'engager désormais de façon ouverte et sereine sur princeps ou générique avec libre choix.
Dans le cas d'une instauration le pharmacien propose le générique et vous nous aidez beaucoup quand vous initiez en prescrivant le générique.

Karine”

 

 

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30 - "Drogues et conduites addictives" : (une production de l'INPES)

Ce livre propose une information accessible à un large public, permettant de mieux connaître cannabis, cocaïne, ecstasy, héroïne et autres opiacés, amphétamines, MDMA (ecstasy) et nouvelles drogues de synthèse, alcool, tabac, produits dopants et médicaments psychoactifs : leurs effets et leurs dangers, les différents comportements de consommation, les données épidémiologiques (chiffres clés avec leurs sources), les législations en vigueur, comment agir et aider, quelques repères historiques, une sélection d'ouvrages et documents pour aller plus loin, un lexique, les sites internet utiles et les lignes téléphoniques pour être aidé.

 

Vous pouvez le consulter sur ce site ou nous en commander un exemplaire gratuit (disponible à partir du 15 août).

29 - l'Addiction vue par un court métrage glaçant : http://www.konbini.com/fr/tendances-2/addiction-drogue-court-metrage/

28 - Addictions : le portail des acteurs de santé : intervenir-addictions

Une production de la Fédération Addiction et de MGA avec le soutien de la DGS et de la MILDECA, en partenariat avec l'OFDT, l'INPES, ADALIS et d'autres.

 

 

 

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